MASCARADE

Havrais né en 1988, Alexandre Delaunay débute dès les années 2000 avec ses masques et ses bombes aérosols, issu du monde du graffiti et imprégné de l’univers de la publicité et du graphisme qu’il a étudié. Ses œuvres sont colorées, aux symboles simples et aux contours marqués, avec des images stylisées qui parlent à l’inconscient et à l’imagination de chacun.

Sa ville natale Le Havre, influence Mascarade au travers de l’architecture unique d’Auguste Perret, et de sa lumière si particulière et tant appréciée des impressionnistes.

Mascarade s’est depuis ouvert à de nouveaux horizons : fresques murales, peintures, voiles de bateaux, céramiques… Ses œuvres multiples s’exposent désormais à Paris, Marrakech, Dubaï...

Comme de nombreux jeunes de la porte océane, la liberté et l’adrénaline générée par les opérations entre copains dans des lieux désaffectés deviennent presque addictifs et Mascarade consacre tout son temps au graffiti, préférant ces moments en extérieur aux salles de classe. Fasciné par les masques et la symbolique qui y est associée, l’artiste y puise son pseudonyme ainsi que son personnage phare « Super Mascarade », symbole de liberté qui s’exprime en opposition à l’ordre établi.

L’artiste vend ses premières œuvres dès l’âge de 16 ans puis enchaîne des petits boulots avant de rejoindre l’école des beaux-arts du Havre. Se spécialisant dans le graphisme et la publicité, il retient de cette formation l’importance du message percutant, compréhensible rapidement par tous. De là, viendra son choix de couleurs réduit : d’abord uniquement les trois couleurs primaires, puis plus tard des tableaux monochromes ou avec seulement quelques teintes franches, ainsi que son goût pour les images simples et symboliques. Après un temps en agence de communication, Mascarade se consacre totalement à la création, peignant et vendant ses toiles dans un petit atelier, réserve d’un magasin familial.

Au Havre, les paquebots appartiennent au paysage autant qu’à l’imaginaire. Ils incarnent l’ouverture sur le monde et demeurent profondément inscrits dans la mémoire de la ville.

Artiste havrais, Mascarade a fait du paquebot un motif récurrent de son œuvre. Depuis ses fenêtres, face au port, il observe ces géants des mers qui viennent ponctuer l’horizon. Dans ses compositions, ils naviguent sur le globe stylisé de son enfance, entre souvenirs et géographie imaginaire.

C’est Gérard Lecompte, photographe de presse en Normandie pendant plus de quarante ans et proche du peintre Corti, qui nous a fait découvrir Mascarade. Havrais lui aussi, il a longtemps témoigné de la vie culturelle et maritime de sa ville. Parmi ses photographies, celles du France, fleuron d’une époque, gardent la trace d’une silhouette qui a marqué l’histoire du port.

Pour ces vacances de la Toussaint, nous vous proposons un dialogue entre quelques-uns de ces tirages et les œuvres de Mascarade. Deux regards sur le paquebot, deux manières d’en saisir la présence, entre mémoire photographique et imaginaire artistique.

“Transatlantique”

Du 15 octobre au 2 novembre 2026

Photographe de presse en Normandie pendant plus de quarante ans, Gérard LECOMPTE a été le témoin privilégié de l’effervescence culturelle et maritime de la région.Au cœur du Havre, ville-port indissociable de l'océan et tournée vers l'horizon, il a capturé l'âme d'une cité marquée par le voyage et dominée par la majesté de ses géants des mers, au premier rang desquels figure le mythique paquebot France.Au fil des escales et des événements, son objectif a croisé le regard de figures majeures du cinéma, des arts et des lettres : Salvador Dalí, Alfred Hitchcock, André Malraux, Michèle Morgan, David Niven, Jean Anouilh, Roger Vadim ou encore Jane Fonda.Au-delà du tumulte des tournages et des grands reportages, Gérard LECOMPTE a noué des liens étroits avec la scène artistique locale. Il a notamment été un proche du peintre havrais CORTI, figure emblématique de la région, exposé à la galerie.

Aujourd’hui à la retraite, Gérard LECOMPTE laisse un témoignage visuel d'une richesse exceptionnelle. Ses photographies, publiées dans de nombreux ouvrages de référence (Stars et paquebots, LH Confidential, Mémoire de la French Line, Toi l'horizon avec Yann Queffélec...), continuent d'immortaliser l'histoire culturelle et l'esprit d'ouverture sur le monde qui caractérisent Le Havre.

Série de photographies - Paquebot FRANCE - Le Havre

Tirage noir et blanc – 50 x 70 cm
Série limitée à 5 exemplaires – N°1/5
Signé en bas à droite


Acrylique sur toile



Acrylique sur papier d’art - encadré


Céramiques



Archives



Vidéos



Quand Mascarade passe sur l’île de Ré…

Vidéo : Morgan CAHOUET

Livre


“ MASCARADE, COULISSES ” 14 euros

Une livre à 36 ans pour expliquer

«J’ai senti qu’il était venu le temps de raconter en mots ce que je ne peux pas toujorus traduire dans mes peintures. Derrière mes oeuvres, il y a une histoire... la mienne.»

Mascarade a eu envie d’un texte plus long qu’un post sur les réseaux sociaux pour révéler l’intime et ne pas rester dans l’instantanéité. Le parcours de chacun a des méandres qui expliquent qui la personne est devenue et celui de Mascarade n’en est pas exempt. 

Ne pas cacher les étapes difficiles

Un sentiment de décalage permanent à l’école, des addictions dont il a été difficlie de se libérer : comme les coulisses d’un théâtre, ce livre est un ateleir ouvert où l’artiste n’hésite pas à livrer ce qui habitulellement est caché. L’authenticité du chemin révélé donne une autre lecture de ses peintures et de ses dessins. Les étapes d’avant, les épreuves, les esquisses construisent l’oeuvre finale. «Ce que les gens voient est le résultat de tout un parcours, qu’ils n’imaginent pas derrière les tableaux ou fresques, il y a Alexandre. Il ne fau tpas se fier aux apparences et rester à la surface des choses et des gens.»

Le voyage

Mascarade voyage avce l’ouverture de ses expositions successives à Dubaï, La Réunion ou Bangkok. «Du globe terrestre de mon enfance qui me faisait rêver à ce que je vis aujourd’hui, mes tableaux actuels englobent beaucoup de ce qui m’anime. Avec des couleurs et des symboles, jetraduis des ressentis, des atmospères, des odeurs.»

Illustrations


Acrylique et encre de chine sur papier - encadré

30 × 24 cm


Acrylique et encre de chine sur papier - encadré

40 × 30 cm

Précédent
Précédent

Marina LE GALL

Suivant
Suivant

Dominique POUCHAIN